Il est nécessaire d'effectuer un examen complet des parents, avec une recherche des nodules de Lisch (voir ci-dessus), pour pouvoir leur donner une information génétique. Quand les parents ne présentent pas de taches café-au-lait, de neurofibromes ni nodule de Lisch, le risque d'avoir un autre enfant touché par la maladie de Recklinghausen de type 1 n'est pas plus important pour les autres parents. Par contre, dans le cas inverse, ils auront un risque sur deux d'avoir un enfant atteint, quel que soit le sexe. Le risque pour les frères et s½urs d'avoir à leur tour une enfant atteint n'est pas supérieur à celui de la population générale. II est difficile de prévoir la gravité de la maladie en cas de récurrence. A partir de plusieurs études, les conclusions de Riccardi sont les suivantes: Le risque d'avoir une forme minime ou moyenne (grade l et II) est de 70 p. 100 et d'avoir une forme modérément sévère ou sévère (grades III et IV) de 30 p. 100. Le diagnostic anténatal de cette maladie est actuellement discutable sur le plan éthique. Une meilleure connaissance des corrélations génotype/phénotype est urgente, car on pourrait proposer un tel diagnostic dans les lésions du gène connu pour donner des phénotypes très sévères, ce qui n'est pas encore le cas actuellement.